Les obligations réglementaires en matière de réduction des consommations d’énergie imposées aux bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m2 s’appliquent à tous les secteurs d’activité. Une analyse détaillée issue d’un baromètre inédit de Mitsubishi Electric révèle des disparités considérables dans les profils de consommation selon la destination des bâtiments. Ce type d’étude permet de comprendre les spécificités de chaque secteur afin de définir des plans d’action d’amélioration adaptés. Il a aussi démontré que certains bâtiments du tertiaire dépassent déjà les objectifs de consommation fixés par le décret tertiaire à l’horizon 2030.
Le baromètre publié récemment sur les bâtiments tertiaires a délivré les résultats d’un examen approfondi des consommations d’énergie sur un an (juin 2024 à juin 2025) de plusieurs bâtiments tertiaires répartis en trois secteurs d’activité : des immeubles de bureaux, des hôtels et des établissements bancaires. Il en résulte le constat d’écarts considérables entre les secteurs et d’une bonne surprise concernant les objectifs de réduction des consommations émanant du décret tertiaire issu de la loi ELAN. En effet, les bâtiments étudiés, récents ou rénovés,sont déjà nombreux à avoir atteint les ambitions de performance du dispositif EET (Éco Énergie Tertiaire). Rappelons que les objectifs cibles de réduction des consommations dans le tertiairesont de 40 % en 2030, de 50 % en 2040 et de 60 % en 2050, en se basant au plus tôt sur l’année 2010.
En ce qui concerne les différences entre les trois secteurs d’activité étudiés, les établissements d’hébergement affichent une consommation de climatisation, de chauffage et de ventilation d’environ 90 kWh, tandis que les espaces de bureaux se situent autour de 30 kWh. Cet écart s’explique par la continuité d’occupation et les exigences élevées des clients en matière de confort. La localisation géographique joue également un rôle majeur. Les hôtels étudiés, situés dans le sud-est de la France, privilégient aussi massivement la climatisation, qui représente 62 % de leurs besoins, une situation inverse à celle des bureaux et des banques, qui privilégient le chauffage. Ces variations mettent l’accent sur l’importance d’une analyse personnalisée pour chaque bien immobilier.
Qu’il s’agisse de DPE tertiaire ou d’audit énergétique, nous établissons des études précises qui prennent en compte l’usage réel, la situation géographique et les contraintes spécifiques de votre activité, seul moyen de garantir des préconisations de travaux parfaitement calibrées. L’isolation thermique, le remplacement des équipements au profit d’équipements performants comme les pompes à chaleur, ainsi que l’automatisation et la gestion technique du bâtiment restent les postes clés pour faire baisser considérablement les consommations.
L’étude révèle aussi que le taux d’équipement en solutions de pilotage intelligent varie fortement selon les secteurs, alors que ceux-ci sont primordiaux pour gérer de façon pertinente les consommations d’énergie. Les espaces de travail administratif affichent un taux d’équipement qui approche les trois quarts, contre seulement un quart pour l’ensemble du parc immobilier tertiaire visé par le baromètre. Rappelons que les outils connectés de gestion énergétique permettent une régulation fine et automatisée des consommations, ce qui évite les gaspillages liés aux périodes d’inoccupation ou aux réglages inadaptés. Face à l’obligation de réduction progressive des consommations sur les trois prochaines décennies, ces outils technologiques s’imposent.
Au travers du DPE tertiaire ou de l’audit énergétique, nous réalisons un état des lieux complet de vos bâtiments tertiaires. Nous quantifions précisément les consommations et identifions les leviers d’amélioration à actionner en priorité. Les rapports sérieux et fiables que nous établissons permettent de sélectionner les investissements les plus pertinents pour augmenter l’efficacité énergétique de vos bâtiments. Ils permettent aussi d’anticiper sereinement les prochaines échéances réglementaires du décret tertiaire.